Refaire en douceur
la marche silencieuse
De l'Automne mouvant
De l'hiver crépitant
et du sommeil moqueur
sur les pavés gelés
C'est l'heure du pain,
au fournil se pressent
les fourmis affamées
La voix mouvante
des villes
la langue vernaculaire
des foules
se lit dans les tranchées
des ruelles aveugles
au abords des marchés
les foules fluctuantes
se noient
Le corps tatoués de signes indéchiffrables
s'allonge
comme une question sans fin
et aux abords des villes
la marche silencieuse
Idées en l'air
Quelques idées qui flottent dans l'air