mon bulbe
est un bagage bourré
prêt à craquer,
prêt à s'embarquer dans une autre embardée
Mais la bouée s'est embourbée
dans le brouillard dans mes pensée
j'en ai perdu la trace
et l'espace s'est brouillé
dans la houle bruyante
de bile, de bave, de bruits
et la bulle a éclaté,
en billes écarlates
en billes éclatantes
qui roulent, qui raclent le parquet
qui rattrapent ...
en un bruit circulaire
brise les vitres,
s'échappent par les fenêtres
en lambeaux de bonheur
bercés par la barque
qui nous emmène
bien loin d'ici
jeudi 16 avril 2009
Morceaux de villes
Refaire en douceur
la marche silencieuse
De l'Automne mouvant
De l'hiver crépitant
et du sommeil moqueur
sur les pavés gelés
C'est l'heure du pain,
au fournil se pressent
les fourmis affamées
La voix mouvante
des villes
la langue vernaculaire
des foules
se lit dans les tranchées
des ruelles aveugles
au abords des marchés
les foules fluctuantes
se noient
Le corps tatoués de signes indéchiffrables
s'allonge
comme une question sans fin
et aux abords des villes
la marche silencieuse
la marche silencieuse
De l'Automne mouvant
De l'hiver crépitant
et du sommeil moqueur
sur les pavés gelés
C'est l'heure du pain,
au fournil se pressent
les fourmis affamées
La voix mouvante
des villes
la langue vernaculaire
des foules
se lit dans les tranchées
des ruelles aveugles
au abords des marchés
les foules fluctuantes
se noient
Le corps tatoués de signes indéchiffrables
s'allonge
comme une question sans fin
et aux abords des villes
la marche silencieuse
Ariane
Marcher droit devant soi c'est dénouer les fils, recouvrir les rues de la fine poussière de ses souliers, c'est relier les rues une à une d'un fil invisible et dérouler sur ses yeux la vie paisible des quartiers.
Ariane aux pieds habiles, au corps flottant, au coeur palpitant sur le roulis fragile du métro souterrain. Etrangère à elle même, étrangère à cette ville où elle se coule entre les murs elle s'insère dans les espaces à la recherche d'une sortie invisible, d'un forteresse imprenable refaite à l'infini.
Marcher devant soi et délier les signes,
Sous le soleil brûlant les ombres cristallines
Sous les arbres muets, le pavé racorni
et les villes froissées
comme feuilles de papier
et les saisons si pressées d'arriver
les passants qui bousculent
l'aiguille des horloges
au quatre coins des ville
de leur marche forcée
Ariane aux pieds habiles, au corps flottant, au coeur palpitant sur le roulis fragile du métro souterrain. Etrangère à elle même, étrangère à cette ville où elle se coule entre les murs elle s'insère dans les espaces à la recherche d'une sortie invisible, d'un forteresse imprenable refaite à l'infini.
Marcher devant soi et délier les signes,
Sous le soleil brûlant les ombres cristallines
Sous les arbres muets, le pavé racorni
et les villes froissées
comme feuilles de papier
et les saisons si pressées d'arriver
les passants qui bousculent
l'aiguille des horloges
au quatre coins des ville
de leur marche forcée
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