mardi 2 septembre 2008

Chronibibli (suite)

La bibliothèque est une véritable usine. Elle ressemble à une immense machine qui incurgite de 11h à 22h des milliers de drogués de l'information en tout genre. Ils se pressent, bien avant l'heure, en une file compacte contre les portes. Emeutes, violences, insultes et piétinements culminent à l'heure christique de l'ouverture.
Les portes s'ouvrent, le calme revient, et redevenus dociles, ils vident un à un leurs sacs, devant l'agent de sécurité qui lance une blague à son collègue de l'autre coté.
Ils se déversent par petits paquets dans les escalators, remplissent les salles de lectures, envahissent les rayons, photocopient à mort, vident les casiers à journaux se pressent contre les télévisions et martyrisent les ordinateurs. Et le compteur égrenne patiemment
les hordes des lecteur.
Le quota des 2000 atteint, les portes se referment. S'applique ensuite la règle mathématique une sortie une entrée.
Et c'est là que le grand défilé commence. Le roulis incessant des escalators ne masque pas le bruit du va et vient des habitués, des touristes égarés. Des sorties, des entrées qui font défiler tant de visages dont pas un seul n'a le bon goût de ressembler à un autre.

Et c'est là que moi, j'interviens....

Bien sur mon travail à moi, c'est de renseigner les gens, de crier chut aux bavards et de hurler pour que les portables s'éteignent, mais il s'agit aussi de trouver le livre qui convient à chacun et pour cela j'observe, j'observe sans relache les habitués les touristés les paumés, il y en a pour tous les goûts... et pour toutes les humeurs, mais moi, mes préférés se sont les fous..

Idées en l'air

Quelques idées qui flottent dans l'air